
Gwinklañ vit donc en rapport étroit avec les plantes et les animaux. S’il refuse la compagnie des hommes, il entretient au contraire de longues conversations avec les animaux.
Les oiseaux, surtout, sont présents. Cela rappelle peut-être l’utilisation antique de l’ornithomancie, c’est-à-dire la divination d’après l’examen du vol et du chant des oiseaux ; à titre d’exemple, le mot français auspice vient du latin « examiner les oiseaux ». Et en breton le mot barged, qui désigne un oiseau de proie, désignait également autrefois unsorcier, un magicien.
La tradition orale indique que les oiseaux s’arrêtaient auprès de lui pour l’informer de tout nouveau changement aperçu lors de leurs trajets. Les corbeaux surtout venaient chaque soir lui faire un rapport sur les événements de la journée. Les aigles se rencontrent dans le chant du Barzhaz-Breizh, et c’est un aigle de mer qui vient le prévenir de sa fin prochaine. Rappelons que les aigles ont été, de tout temps, dans le domaine celtique, des oiseaux prophétiques. Et pour pouvoir écrire son testament, Gwinklañ arracha une plume à l’oiseau.

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