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J'ai créé ce blog pour recueillir toutes mes recherches théologiques, culturelles, historiques et ésotériques sur un peuple européen très ancien qui est le peuple celte.

Malheureusement, de nos jours, certains utilisent leur image à des fins négatives et un de mes buts est aussi de montrer l'erreur faite quand on prête attention aux rumeurs actuelles sur les symboles et cultures celtiques.

Voici un aperçu de cette culture si ancienne et qui persiste dans le temps :

Hymne Breton: Bro Gozh Ma Zadou (Le Vieux Pays de mes Pères)

Ni Breizhiz a galon karomp hon gwir Vro !
Brudet eo an Arvor dre ar bed tro dro.
Dispont ‘kreiz ar brezel hon Tadou ken mat
A skuilhas eviti o gwad

DISKAN

O Breiz, ma Bro, me gar ma Bro !
Tra ma vo'r mor ‘ vel mur n‘ h he zro
Ra vezo digabestr ma Bro !

Breizh, douar ar Sent kozh, douar ar Varzhed,
N'eus bro all a garan kement ‘barz ar bed.
Pep menez, peb traonienn d'am c'halon zo ker ;
Enno kousk meur a Vreizhad ter !

Traduction :

Nous Bretons de coeur, aimons notre patrie !
L'Arvor est renommé partout dans le monde. 
Sans peur dans la guerre, nos pères si généreux. 
Répandirent pour elle leur sang !

REFRAIN 

O Bretagne, ma patrie, j'aime ma patrie ! 
Tant que la mer formera un rempart autour d'elle
Sois libre ma patrie.

Bretagne, terre des vieux Saints, terre des Bardes,
Il n'est d'autre pays que j'aime tant au monde,
Chaque mont, chaque vallon à mon coeur sont chers,
Plus d'un Breton fougueux y repose !

 

Mardi 19 septembre 2006

Les oghams sont les lettres de  l'écriture celtique par excellence mais celle-ci ne servait qu'aux cérémonies et aux rituels de magie druidique car tous les savoirs celtes étaient transmis par voie orale jusqu'à la venue du christianisme dans leurs terres et après ce fut l'écriture et la langue latine qui servit à ça. Entre autre, les oghams servaient pour la magie d'oracle c'est à dire de la voyance dans le futur proche comme l'ornithomancie, interpréter des signes pour connaître ce qui va se passer dans les instants proches donc maximum 3 mois dans le futur. Et, chaque ogham est lié à un arbre, un mois et aussi à une signification :

 

 

 BEITH - B - Le Bouleau - Novembre (premier mois celte)

Symbolique d'un nouveau début, élever.

 


LUIS - L - Le Sorbier - Décembre
Protection contre l'enchantement, arbre de la vie. Selon la légende, manger les fruits d'un certain sorbier guérissait et allongeait la vie d'un an par baie, mais un dragon redoutable le protégeait.

FEARN - F - L'Aulne - Janvier
Protection spirituelle. Merlin fit pousser des ifs du tronc des aulnes, ce qui signifiait que de la royauté terrestre pouvait émaner la souveraineté spirituelle.

SAILLE - S - Le Saule - Février
Symbole de la nuit et des rythmes lunaires.

NION - N Le Frêne - Mars
Symbole de la renaissance et de la fécondité de la mer. Les moines chrétiens marquèrent leur victoire sur le druidisme en brulant les frênes sacrés des villages Irlandais et Bretons. Cependant les fortes racines étouffaient celles des autres arbres, prophétie du renouveau du druidisme.

UATH - H - Aubépine - Avril
Symbolique de la pureté impénétrable, amenant au festival du feu de Beltaine.

DUIR - D- Le Chêne - Mai
Symbole de la fertilité du printemps, protection et force. Le Câd Goddeu ("Combat des Arbres" Texte écrit selon la légende par Taliesin). affirme que le chêne désenchevétré s'étalera sur un nouveau druidisme.


TINNE - T - Le Houx - Juin
Equilibre, le bois de houx était employé pour créer des axes de lances, fort dans le combat et dans les arguments. Dans les mythes Gallois deux chevaliers, celui du Chêne et celui du Houx se combattaient chaque 1ér Mai.

COLL - C - Le Noisetier - Juillet
Intuition et poésie, méditation, sagesse et divination. Le noisetier était associé au puits et à l'enseignement caché, il servait aussi à confectionner les baguettes de sourcier.

QUERT - QU/K - Pommier
Symbole du choix et de la beauté, il nourrissait les poêtes.

MUIN - M - La Vigne - Août
Prophétie et honnêteté, symbole de la spiritualité et de l'éternité dans les oeuvres de la matière et de l'esprit

GORT - G - Le Lierre - Septembre
Symbole du labyrinthe, de la recherche de l'individu et de l'errance de l'âme. Le lierre provoquait des révélations mystiques lorsque l'on mâchait ses feuilles.

NGETAL - NG/P - Le Roseau - Octobre
Capacité des armes spirituelles, symbole de la victoire dans le chaos.

STRAIF - Z - Le Prunellier
Puissance du destin et des influences extérieures. Symbole de la force dans l'adversité.

RUIS - R - Le Sureau - Novembre
Symbole du cycle de la vie, mort, fin, et renaissance. Arbre de mauvaise réputation car les sorcières s'en servaient comme monture.

AILM - A - L'épicéa - Décembre
Vision claire du futur

ONN - O - L'Ajonc
Chemins menants tous à un but, lié au dieu Lug. Ses fleurs jaunes dégagent une odeur de miel et riches en nectar attirent les abeilles et chassaient les sorcières.

UR - U - La Bruyère
Plante de la passion, associée à la montagne, aux abeilles et à l'été


EADHA - E - Le Peuplier
Symbole de la parole protectrice et de la vieillesse.

IOHO - I - L'If
Abre funéraire illustrant l'éternité et la continuité des cycles de la vie, reliant mort et renaissance. (extrêment proche du sureau)

KOAD - EA - Plantation
Endroit sacré contenant toute la connaissance.

OIR - OI - Représentation du tonnerre et de la foudre
Symbole des tâches difficiles et de ce qui est honnêtement gagné.

UILLEANN - UI - Le Chèvrefeuille
Permet de trouver le vrai du faux. Le chèvrefeuille était l'arbre des oracles.

PHAGOS - IO - Le Hêtre
Symbolise le livre, de l'histoire et l'écriture.

MOR - AE - La Mer
Symbole de Manannan, Dieu celte de la mer et de la connaissance cachée.

par Adriel publié dans : Les savoirs
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Samedi 19 août 2006

Personnage légendaire considéré comme une Gwarc’h et une géante, ou encore une « fée rouge » ou une reine. On lui attribue la construction des grandes routes romaines, surtout celles se dirigeant vers Carhaix, qu’on appelle toujours en breton Hent(où) Ahez « route(s) d’Ahez ». On retrouverait son nom dans celui de Carhaix, l’antique capitale de la cité gauloise et gallo-romaine des Osismes (Cornouaille, Léon et Trégor actuels), décomposé en Kêr (citadelle) + Ahez… mais cette étymologie, quoique séduisante, est fausse. Pour porter les pierres nécessaires à toutes ces routes pavées, Ahez les aurait portées dans son giron, ou même « dans la peau de son ventre ».

 

Son tombeau se trouverait sur la commune de Prat (Trégor) sous un dolmen, dont il ne reste plus aujourd’hui que des débris, et qui s’appelle Bez ar Wrac’h (le tombeau de la Gwrac ’h) au lieu-dit de Béas (évolution de Bez Ahez, tombe d’Ahez), et tout près de la voie romaine appelée localement Pavez ar Wrac’h (pavement de la Gwarc ’h) qui mène de Tréguier à Carhaix. Ce monument mégalithique mesurait 30 pieds de long (environ 10m).

 

Hent Ahez et Karront Ahez « chemin d’Ahez » sont deux des nombreuses appellations bretonnes de la Voie Lactée , et Karr Ahez (le Char d’Ahez) est un des noms attribués à la constellation dite du Petit Chariot ou de la Petite Ourse.

 

On a confondu Ahez avec Dahud, princesse de la ville d’Iz, fille du roi Gralon Veur, dans cette légende qui semble empruntée à celle de la tour de Nesle. Chaque matin la belle remet à ses amants un masque magique pour sortir du palais sans être reconnu. Mais à peine mis, le masque se serre et étrangle le malheureux. Un homme noir emporte le cadavre par le chemin d’Ahez et précipite le corps dans un du Huelgoat (Cornouaille). La cruelle dame et les fantômes de ses amants hantent encore ce lieu.  

 

D’autres version font d’Ahez la seconde fille de Gralon Veur, ou bien celle de Konan Meriadeg, fondateur historico-mythique de la Bretagne continentale au IV ème siècle.

 

Quoiqu’il en soit, d’après la très archaïque gwerz bretonne Gwarc’h Ahez, ces routes, par lesquelles arrivent des chars dont celui de l’Ankoù, n’apportaient que péril, guerre et désolation, selon un schéma classique que l’on rencontre également dans nombre de prophéties bretonnes, où il est affirmé que la fin du monde arrivera quand il y aura des routes partout. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer le mythe d’Ahez. Parmi celles-ci mentionnons celle de l’historien Louis Pape qui y voit une personnification de la puissance romaine. Dans ce cas, les aigles qui, dans une chanson antique, précèdent la guerre et les percepteurs, feraient référence aux aigles romains.

 

 

 

 

(tiré du Légendaire Celtique de Divi Kervella et d'Erwan Seure Le Bihan)

par Adriel publié dans : Personnages légendaires
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Jeudi 10 août 2006

 

Le breton est-il ma langue maternelle ?

Non. Je suis né à Nantes où on ne le parle pas.

Suis-je même Breton ? Vraiment je le crois mais de pure race qu'en sais je et qu'importe.

Séparatiste, autonomiste, régionaliste, oui et non, différent.

Mais alors vous ne comprenez plus, qu'appelons nous être Breton et d'abord pourquoi l'être ?

Français d'état civil, je suis nommé Français, j'assume à chaque instant ma situation de Français.

Mon appartenance à la Bretagne n'est en revanche qu'une qualité facultative que je puis parfaitement ignorer ou méconnaître.

Je l'ai d'ailleurs fait, j'ai longtemps ignoré que j'étais Breton.

Français sans problème, il me faut donc vivre la Bretagne en surplus ou pour mieux dire en conscience.

Si je perds cette conscience, la Bretagne cesse d'être en moi.

Si tous les Bretons la perdent, elle cesse absolument d?être.

La Bretagne n'a pas de papiers, elle n'existe que, si à chaque génération, des hommes se reconnaissent Bretons.

A cette heure, des enfants naissent en Bretagne.

Seront-ils Bretons ? Nul ne le sait.

A chacun, l'âge venu, la découverte ou l'ignorance.

texte issu d'une chanson du groupe Tri Yann intitulé à l'identique.

par Adriel publié dans : Culture
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Samedi 22 juillet 2006

 

 

       Je me permets de rajouter ces règles de vie certes qui ne sont pas celte mais atlante .  D'après certaines légendes et hypothèses, les celtes sont issus de ce peuple légendaires, c'est pourquoi je me permets de les rajouter :

Première règle :

Le monde et l’univers, avec tous les êtres vivants qu’ils contiennent, hommes, animaux et plantes ainsi que l’eau, la terre, l’air, le feu et l’éther, c’est-à-dire la dimension invisible, constituent un tout unique et illimité dans le temps et l’espace, appelé l’Esprit infini.

Cet Esprit infini a offert aux êtres humains la terre sacrée d’Atlantide, afin qu’ils y vivent dans le bonheur et la sérénité.

Leur écorce charnelle est issue de la poussière fondamentale dont elle est formée, et à laquelle elle retourne lorsque vient le moment de la mort, qui n’est qu’un autre aspect de la vie, avant une nouvelle résurrection. La force subtile qui l’anime s’appelle l’âme, ou « Etincelle divine », et provient de l’Esprit invisible et infini, dont elle est la manifestation. Cette âme immortelle, et par elle tous les humains, comme tous les êtres vivants, sont unis les uns aux autres par la puissance de l’Esprit.

Deuxième règle :

Tous les êtres vivants, hommes et femmes, naissent égaux en droits et en devoirs. A ce titre, ils doivent se respecter mutuellement. Ainsi tout être humain, homme et femme, est libre de mener la vie qu’il a choisie, de croire, dépenser et d’agir comme il le souhaite, à condition de respecter la vie, les croyances, les pensées et les actions des autres. Nul n’a le droit de critiquer, et encore moins de contraindre, de quelque manière que ce soit, tout être humain qui a choisi une voie différente de la sienne. Chacun respectera les différences des autres, ca       r c’est l‘infinie diversité des êtres humains qui les enrichit mutuellement.

Troisième règle :

Parce qu’il est une partie de l’Esprit infini, chaque êtres humains est unique et possède en lui une richesse qui lui est propre, appelée la « Fleur divine », que l’Esprit infini a déposée en lui afin qu’il puisse l’épanouir et vivre  dans l’harmonie et la plénitude. Ainsi la quête de l’être humain, qui est l’élévation spirituelle tout au long de ses vies successives, consiste à découvrir en lui-même, par la méditation et l’introspection, la façon dont l’Esprit infini désire s’exprimer à travers lui.

Quatrième règle :

Toutes les divinités qui entourent les êtres humains, le Soleil, qui apporte la lumière et la chaleur, la Lune , qui illumine la nuit, la Terre , qui est le jardin des hommes, l’Océan, dont toute vie est issue, les étoiles lointaines, de même que les sources qui guérissent, les rivières, les fleuves et els volcans, ne sont que les manifestations visibles de l’Esprit infini. Il convient de les respecter et de les aimer, car elles font partie de l’univers de l’homme. Mais en aucun cas il ne doit leur être accordé ce pouvoir illimité qui n’appartient qu’à l’Esprit. Ainsi aucune représentation, sous la forme de statuette ou d’idole, ne peut-être assimilée à l’Esprit lui-même. Elle n’est que matière et ne possède en elle-même aucun pouvoir.

Cinquième règle :

Parce que l’Esprit infini a donné à l’être humain un pouvoir particulier que l’on appelle la « Conscience », celui-ci percera peu à peu les secrets de la nature et de l’univers. Mais que toujours il garde à l’esprit qu’il fait lui-même partie de cet univers. Alors, il devra respecter la terre qu’il cultive, la plante qu’il récolte, l’arbre qui lui donne ses fruits, l’animal qu’il tue pour se nourrir, la rivière et l’océan qui lui fournissent le poisson et les coquillages. Ainsi respectera-t-il l’Esprit infini. L’absence de ce respect engendrerait des catastrophes dont nul ne peut prévoir où elles s’arrêteraient, et un homme qui manqueraient à ce principe ne pourrait plus prétendre à son rang d’être humain.

Sixième règle :

Tout être humain, homme ou femme, recevra un salaire équivalent au travail qu’il aura fourni, car il a le droit au confort et à la dignité d’une vie décente. Cependant, la vie est aussi faite de méditation, de repos et de festivités, qui réjouissent et enrichissent le corps et l’âme. L’accumulation de richesses matérielles par le travail ou par tout autre moyen ne peut constituer le but essentiel de la vie d’un humain, car la véritable richesse se porte en soi. Elle est celle de l’Esprit.

 

Septième règle :

L’être humain reçoit la vie par l’intermédiaire de son père et de sa mère. Il les respectera et les aimera de façon privilégiée, car il leur doit de connaître la joie de la vie.

Huitième règle :

Nul être humain ne doit prendre la vie d’un autre. Cet acte s’appelle le crime et tout meurtrier sera puni selon leur conscience par ses pairs, et déchu de son rang d’être humain.

Neuvième règle :

Nul être humain ne prononcera de fausses paroles dans le but de porter tort à un autre.

Dixième règle :

Nul être humain ne doit convoiter ni s’approprier le bien d’un autre, par quelque manœuvre que ce soit.

Onzième règle :

Les humains, hommes et femmes, se doivent entre eux assistance mutuelle, que l’on appelle la « Solidarité », et qui est la base de la plus grande force qui régit l’Esprit infini, l’Amour universel. Tout  être humain se doit de porter secours au malade et à celui qui est dans le besoin. De même, nul être humain ne profitera de sa force physique ou morale pour contraindre un être plus faible que lui, ou abuser d’une femme, d’un vieillard, et encore moins d’un enfant. Tout homme se rendant coupable d’une telle faute sera jugé selon leur conscience par ses pairs, et déchu de sa dignité d’être humain.

 

Douzième règle :

 

Les enfants sont les fruits de l’amour qui lie un homme et une femme. Si l’acte charnel est libre entre deux être adultes et consentants, les enfants ne doivent être conçus que dans le cas où cet acte s’enrichit d’un sentiment sincère et profond. Car les parents ont la responsabilité de ces enfants, qu’ils doivent élever et nourrir jusqu’à ce qu’ils parviennent à l’âge adulte. Ils doivent donc s’engager à unir leurs vies dans la perspective de toujours pourvoir à l’éducation de leur progéniture, même s’il leur arrive de se séparer.

 

 

 

par Adriel publié dans : Culture
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Lundi 2 mai 2005

 

Selon le récit de Tuan Mac Carrell, le peuple de Danu (les Tuatha Dé Danann) avait gagné l'Irlande après avoir quitté quatre cités enchantées en emportant les quatre objets magiques qui symbolisaient les sciences et les arts appris là-bas: lia fail, la pierre du destin qui consacrait le couronnement du roi en vrombissant sous ses pieds; l'épée invincible et la lance magique du dieu céleste Lùgh, le chaudron magique de Daghdha capable de rassasier une armée sans jamais se vider.

Ce fut donc ainsi grâce à ses armes magiques que les Tuatha Dé Danann anéantirent les anciens habitants de l'île, les Fir Bolgs. Mais il fallut du temps avant que leur chef, Nuada, puisse être couronné. La loi voulait en effet que le roi irlandais soit parfait, dans l'esprit et le corps, et la perte d'un bras au combat empêcha Nuada de ceindre la couronne jusqu'à ce que Diancecht, son médecin lui fabrique par magie un bras en argent.

 

par Adriel publié dans : Légendes
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Vendredi 29 avril 2005

 

Dans le panthéon celtique, ce dieu occupe, dans la hiérarchie, la seconde position derrière Lùgh, à égalité avec son demi-frère Daghdha, mais il est tout le contraire de celui-ci. Si ce dernier est bon, Oghme représente la force brutale et contraignante, tout ce qui est obscur, déréglé et violent. Dans les anciens textes irlandais, on le surnommait Elcmar ( le "très mauvais" ou le "grand envieux"), le Rusé, ou encore le Parleur, car c'est le dieu de l'éloquence et de la persuasion, un dieu "lieur", c'est-à-dire que de sa langue, il conduit l'humanité enchaînée par les oreilles, tombée sous le charme de sa parole. Il est l'inventeur de l'ogham, l'ancien alphabet sacré des Celtes. Il est également le maître de la magie. Les ogham taillés sur des bois d'if ou de noisetier servaient d'ailleurs à la magie et à la divination. Oghme dirige la guerre mais sans la faire, l'action étant réservée aux héros et aux guerriers.

Il est donné commele roi des Sî, le monde souterrain où se sont retranchés les héros, et c'est grâce à son "incantation de présence" qu'ils sont devenus invisibles à nos yeux. Le palais souterrain de Brù na Boinne, monument mégalithique imposant d'Irlande, donné comme capitale des Tuatha Dé Danann, lui est d'ailleurs dévolu.

C'est peut-être lui également le guide de l'âme des morts - l'Anaon breton - vers l'autre monde, son nom voulant dire le Conducteur.

On le représente généralement comme un homme âgé aux cheveux blancs, le devant de sa tête rasé selon le principe de la tonsure druidique. Il a la peau parcheminée et tannée par le soleil. A la main il tient un coutelas avec lequel il taille les oghams.

Tout comme Daghdha il peut être un des archétypes de l'Ankoù.

 

(tiré du Légendaire Celtique de Divi Kervella et d'Erwan Seure Le Bihan)

par Adriel publié dans : Théologie
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Vendredi 29 avril 2005

 

Les Celtes, de différentes régions qu'ils soient, ne sont pas comme le laisse penser l'histoire et l'archéologie officielle, des barbares, bien au contraire. Ils étaient des personnes qui s'appuyaient énormément squr l'honneur, la parole donnée et le respect des autres.

Comme le montre bien ce texte issu du traité pratique de magie celte de Marc Louis Questin sur les règles de vie du guerrier celte :

 

"Si tu veux être digne d'un combattant, montre toi paisible dans la maison d'un grand. Terrible dans le danger. Sans juste motif ne bats pas ton chien. Sans preuve de sa faute ne bats pas ta femme.

Au combat, ne porte pas la main sur un fou, car il ne sait ce qu'il fait. Ne médis pas de ce qui à un nom; ne te bats pas dans une dispute; n'aie rien à faire avec un méchant ou un sot.

Deux tiers de ta gentillesse et de ta générosité montre les à ta femme, aux enfants qui rampent sur le sol, aux Sages qui construisent les poèmes, ne sois pas rude des gens de peu.

Fuis le discours des vantards, ne dis pas que tu refuses de céder même dans les causes justes, car c'est une hante de parler raide quand on ne peut soutenir ses dires.

Aussi longtemps que tu vis, n'abandonne pas ton maître pour argent ni or, n'abandonne pas qui tu as promis de défendre.

Ne médis pas des siens auprès d'un grand, ce n'est pas là le fait d'un digne combattant.

Ne répète pas de mensonges, ne sois ni bavard, ni calomniateur; si brave et puissant sois tu, n'excite pas les inimités.

Ne fréquente pas les maisons de la bière, ne censure pas les anciens, ne te mêle pas aux gens de rien, fais largesse de ta table; que le ladre ne soit jamais ton ami.

Serres ton vêtement, tiens fermement tes armes jusqu'à ce que le dur combat aux lames étincellantes s'achève. Cours la bonne fortune mais néanmoins épouse la noblesse."

 

Certes ceci n'est qu'un traité de vie et bien sûr tous ne le respectaient pas mais ceci prouve quand même une loyauté et un sens de l'honneur important.

 

par Adriel publié dans : Culture
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Jeudi 28 avril 2005

 

Daghdha est un des dieux les plus puissants du panthéon celtique. Dans la hiérarchie, il arrive en deuxième position après Lùgh, à égalité avec Oghme. Son nom veut dire littéralement " dieu bon". C'est également le druide des dieux et le dieu des druides, le dieu de la classe sacerdotale donc, par opposition à la classe guerrière et à la classe productive: les artisants et les laboureurs. Il est aussi le dieu de la connaissance (il a le titre de Ruadh Rofhessa, le Rouge de la Science parfaite), du temps et des éléments (un de ses autres noms est Taran[is], la foudre - d'après la légende bretonne, c'est en frappant son chaudron de sa massue qu'il provoque le bruit du tonnerre), de l'amitié et des contrats (il est le gardien de la parole donnée), et le dieu de la musique (il est le propriétaire de la Harpe magique) et le maître des poètes.

C'est le grand ancêtre, le Père de tout et de tous, c'est lui que Jules César désigne en latin par Dis Pater (le dieu père) quand il explique dans ses Commentaires que tous les Celtes prétendent être issus de lui (c'est lui Toutatis, "le père du peuple"), et qu'il serait le dieu des morts. Un de ses autres titre est Beli Veur (Beli le Grand), présenté comme le grand ancêtre des Bretons dans les textes gallois, et qui est le maître du Séjour des Morts. En irlandais, il était désigné également sous le titre d'Eochaid Ollathir (le Père puissant qui combat par l'if). En effet, il est le maître tout puissant de la vie et de la mort. Ses attributs sont la massue en bois d'if (ou un maillet dans diverses représentations, le dernier avatar en étant le mell benniget breton) qui tue dans ce monde-ci et réssucite dans l'autre.

Un autre de ses titres Sukellos (le bon frappeur). Le chaudron d'abbondance,celui de la nourriture matérielle et intellectuelle, symbole également d'éternité, est un autre de ses attributs. La roue cosmique, symbole du temps qui passe, est également son apanage.

En Irlande, sa résidence primitive se situait a Brù na Boinne (Newgrange), immense cairn semblable à Barnenez en Bretagne.

On le représente généralement comme un personnage à l'air bienveillant, barbu et ventru mais solidement charpenté, dans la pleine force de l'âge, voire un peu vieillissant, et vêtu d'un court costume de paysan à capuche qui découvre ses fesses et ses attributs masculins. Il faut savoir qu'il est doté d'un solide appétit sexuel qui n'a d'égal que sa gloutonnerie. Il est capable  d'engloutir toutes sortes de nourritures solides et liquides.

Ce dieu a pu évoluer en divers personnages folkloriques ou légendaires. On pourrait noter, entre autres, Gargantua, saint Pierre et saint Samson en Bretagne, et le bizarre saint Tu-pe-Du mestr war vuhez hag ar marv (maître de la vie et de la mort), ou bien encore l'Ankoù.

 

(tiré du Légendaire Celtique de Divi Kervella et d'Erwan Seure Le Bihan)

par Adriel publié dans : Théologie
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Mercredi 27 avril 2005

 

Lùgh qui est une graphie irlandaise est adopté comme forme normalisée qui correspond au Lleu des textes britonniques, et donne en breton Laou. Ce nom signifie le Lumineux. On retrouve cet élément, par exemple, dans la deuxième partie du nom breton de la lumière, gouloù, ainsi que lemot luc'h (éclat, lumière), ce qui donne luc'hed (éclair). C'est le dieu principal des Celtes, le chef du panthéon. Il a laissé son nom à de nombreuses villes d'Europe, parmi lesquelles Lyon, Leyden, Lugagnan, Louvain et Lugo.

Lùgh est le maître de tous les arts. On adjoint souvent à son titre de Samildanach, ce qui veut dire le Polytechnicien. Contrairement aux autres dieux c'est le dieu complet, car il est rattaché à toutes les classes: la classe sacerdotale (c'est un magicien, un poète et un savant), un grand guerrier (la classe guerrière - il est le père adoptif du plus célèbre des héros guerriers: CùChulainn), et l'artisant suprême (classe laborieuse), il est également le protecteur des voyageurs et des marchands.

Jules César, dans ses Commentaires, l'avait assimilé au dieu romain Mercure.

C'est un dieu jeune, grand et beau, aux cheveux blonds et bouclés.

Son arme principale est une lance à cinq pointes, arme merveilleuse qui s'enflamme au contact de l'air, et particulièrement redoutable, car elle tue neuf hommes à chaque jet, et l'un de ces neuf est toujours un roi ou un chef. Cette arme magique se retrouve dans les récits mythologiques britonniques où il est spécifié qu'il a fallu "une année jour pour jour afin de la fabriquer et en n'y travaillant que pendant la messe du dimanche". La possession de cette arme de jet lui vaut le titre irlandais de Lamhfadha (à la main longue), ou gallois de Llaw gyffes (main prompte).

Sa parure comporte également un bouclier noir - comme les guerriers bretons du haut Moyen Âge - et il est habillé d'une tunique rouge que recouvre un manteau vert, retenu sur la poitrine par une broche d'argent.

Il est souvent représenté en compagnie de corbeaux, animaux solaires bien que la couleur soit sombre. Sa fête avait lieu au début du mois d'août, mois qui s'appelle encore Lùnasa (assemblée de Lùgh) en irlandais moderne.

On retrouve une évolution de Lùgh sous les traits de Llwch Llawwynawc dans les récits arthuriens primitifs où il aide Arthur à s'approprier le chaudron d'Annwn. Ce personnage évoluera en Lancelot dans les récits arthuriens ultérieurs. Une relation sera ensuite établie dans les récits terminaux entre Lùgh et le centurion  romain Longin, devenu martyr et saint, qui perça Jésus de sa lance pendant la Passion, ce qui permit à Joseph d'Arimathie de recueillir le sang du Christ dans le calice du Graal, évolution très lointaine de la lance de  Lùgh et du chaudron de Daghdha.

Lùgh s'est retrouvé dans la symbolique chrétiennesous les traits de l'archange Michel, le chef des armées célestes, que l'on représente souvent armé d'une épée, mais également d'une lance. Saint Michel est de nos jours le saint patron des Celtes, il n'a fait que remplacer Lùgh. Divers saints bretons peuvent revendiquer une ascendance lùghienne, de même que saint Loup, même si celui-ci n'est pas d'origine locale.

 

(tiré du Légendaire Celtique de Divi Kervella et d'Erwan Seure Le Bihan)

par Adriel publié dans : Théologie
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Mardi 26 avril 2005

 

Brighid signifie "la très élevée" en irlandais. Ce nom est donné à la grande déesse celte unique mais multiple dans ses aspects, qui connaît d'ailleurs beaucoup d'autres appellations (Danu, Ana,...). Elle est la mère des dieux primordiaux des Celtes, mais egalement leur fille, leur soeur et leur épouse. Elle patronne toutes les activités intellectuelles et manuelles (l'art des poètes, des médecins, des forgerons et autres artisants). Elle est la gardienne du feu et préside aux rites de purification.

Ses représentations sont multiples, mais on la figurait souvent nue, la tête voilée, assise sur une chaire, tenant des fruits et des branchages, gages de son pouvoir fécondateur.

Une de ses appellations est " Vache Blanche", et le "Chemin de la Vache Blanche" est un des noms donnés à la Voie Lactée dans les récits celtiques.

A l'époque chrétienne, elle est devenue la patronne de l'Irlande. Elle peut se retrouver dans le légendaire chrétien de Bretagne, et ailleurs dans le monde celtique, sous les formes de la Vierge Marie (aspect de fille), de sainte Brigitte (aspect de femme), de sainte Anne (aspect de mère). Sa fête chrétienne du 1er Février correspond exactement à son ancienne fête celtique ainsi que la Chandeleur (Gouel ar Gouloù en breton, "fête de la lumière") et à la purification de la Vierge.

 

(tiré du Légendaire Celtique de Divi Kervella et d'Erwan Seure Le Bihan)

 

par Adriel publié dans : Théologie
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